Biographie de Guem

Guem, en maître de la percussion, a su révolutionner l’art du tambour, ce qui fait de lui une référence en la matière lors des années 70. Il a la particularité de pratiquer cet art en transformant la rythmique en mélodies, dégageant alors une véritable musique à part entière.

Né en Algérie mais issu d’une famille nigérienne, il décide à l’âge de 16 ans de partir à Paris. Ses premiers pas sur scènes, il les fera en 1966 lors d’un bal populaire où joue le groupe « Moulin Rose ».

Alors qu’il se destinait à être footballeur, il bifurque vers la musique : il accompagnera de grands jazzmen tels Michel Portal ou Steve Lacy, des artistes de variété avant de se lancer dans une carrière solo pour développer son propre jeu. En 1973 il enregistre son premier opus « Percussions Africaines », suivi en 1978 de l’album qui le fera connaître « Guem et Zaka », réalisé avec les élèves du Centre Culturel Américain, auxquels il donne des cours depuis plusieurs années.

Ateliers pour tous 
En pédagogue passionné, il considère la musique comme « appartenant à tout le monde, le rythme n’est pas noir…chaque être a quelque chose à donner, mon but est de le réveiller ». A la même période il compose le fameux morceau « Le Serpent » utilisé pour le générique de l’émission « Ça se discute ».
Outre la musique, Guem donne des cours de danse et plus précisément de transe, son autre amour. Arts indissociables à ses yeux, il voit en eux une philosophie, celle du « respect des cultures et de la créativité propres aux musiques du monde ».

Le monde
Voyageur en soif de nouveauté, il n’a de cesse de se former à toutes les percussions (congas, djembé guinéen, bongo afro-cubain, derbouka…), et de rapporter des rythmes d’un peu partout. Ainsi, parti pour un simple voyage au Brésil, il y reste six mois et a enregistré « O Universo Ritmico de Guem » ou « quand les percussions brésiliennes retrouvent leurs racines africaines » en 1980 (réédité en 2001 au format vinyle).

Albums
Outre diverses compilations et sept albums solos à son actif, principalement sous le label « Le Chant Du Monde », il a sorti son dernier opus « Libertés » au printemps 2001, qui fonctionne sur le même principe que les précédents : un mot autour duquel est construit une série de thèmes. Un artiste à voir ou à écouter pour ses performances spectaculaires et rares, sorcier des rythmes élaborant des potions à base d’ingrédients ancestraux dont il sort nouveauté et originalité.